Trousse la ribaude
Le concert des phallocrates en tous genres s'en est donné à cœur joie à la faveur de l'affaire qui entrainé la chute du grand Commandeur du fond mondial de création de la Dette ! Et les voix les plus machistes se sont élevées dans toute leur écœurante expression... On ne reviendra pas celui qui « strauss » les soubrettes et trouve logique, antique survivance d'un passé esclavagiste ancillaire par si révolu, que les boniches soient dévergondées par le patronat ou des élus portés sur la bagatelle à sens unique.
On ne s'étendra pas non plus sur l'ex édile Blésoise, reconvertie dans la pêche au hareng du côté de Boulogne, qui trouve qu'il n'y a pas mort d'homme... Après tout, ce n'est que d'une femme dont il s'agit.
Etonnant, ce que cela permet de raviver et de faire remonter, temporairement, à la surface les remugles de notre belle société où la femme n'est finalement bonne qu'à se laisser dépoussiérer le valseur et subir les outrages verbaux et sexistes d'une classe dirigeante, financière comme politique, outrageusement rétrograde et sexiste.
Il y a longtemps déjà que l'ex championne de l'art de la main vide, qui est passée de Coubertin à la Grande Arche de la Défense pour protéger la Biodiversité, s'est épanchée, non sans quelque courage, contre les mains qui s'égarent ou les propos égrillards qui s'égayent dans les rangs de l'Assemblée Nationale.
Et dire que l'actuelle bradeuse de l'enseignement supérieur et de la recherche a soutenu sur France Culture, il y a de cela quelques jours, qu'elle ne vivait pas les mêmes expériences que sa collègue de gouvernement ! Tant il est vrai que nos élus sont sans exception aucune des parangons de vertu qui respectent et encensent les quelques rarissimes représentantes de la gent féminine qui ont réussi à se forer une place sous les ors de la république.
Au moins, chez Cro-magnon, la règle était claire : une éructation et une poignée de cheveux attrapée d'une main virile, et l'objet de l'attention de l'impétrant se retrouvait honorée au fond d'une grotte.
De nos jours, l'homme est soit disant civilisé mais les violences faites aux femmes au quotidien n'en sont que plus insupportables.
Hommage de M. Guiffette moustac à Madame...
Troussage ornithologique à l'Etang de Beaumont - Sologne - Mai 2011
PS : reçu sur l'adresse du Blog, une pétition à suivre : http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent