Sourd comme Impôts
17
sept.
2009
Bonjour, je voudrais parler à un responsable.
Oui, et que lui voulez vous à ce responsable, si tant est que la fonction crée l'organe de la responsabilité ?
Je vous informe que vous allez avoir la visite d'un conseiller de notre société.
C'est intéressant, et quelles sont les motivations qui amèneraient votre conseiller à vouloir m'éclairer de ses conseils avisés ?
Nous souhaitons vous informer des dispositions juridiques en terme de défiscalisation car vous savez qu'il existe 46 lois récentes pour vous permettre de payer moins d'impôts.
Malgré tout l'attrait que possède votre alléchante proposition, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas intéressé.
Mais, mOssieur, puisque je vous dis que c'est gratuit...Vous ne pouvez pas résister à cet attrait.
Et bien, soyez en navré, mais si, je résiste à cette attrait attrayant.
Mais enfin, Monsieur, vous savez qu'en achetant un appartement social que vous louerez ensuite à des pauvres, jouant ainsi le rôle d'investisseur que les communes ou l'Etat se refusent à faire, vous pourrez bénéficier de réductions fiscales d'un intérêt remarquable, vous permettant ainsi de vous acheter un superbe quatre quatre, vous ne rêvez pas de vous achetez un quatre quatre plutôt que de payer des impôts qui filent dans des ronds points inutiles !
Et bien, au risque de vous déplaire, il n'entre point dans mes rêves d'acquérir un de ces gros véhicules, certes utiles pour vous garer sur un trottoir devant la boulangerie, mais dont mes impôts servent à payer l'impact environnemental au même titre qu'ils servent d'ailleurs à payer, chichement, quelques médecins urgentistes qui vous soigneront avec dévouement le jour où vous vous serez ramassé en frontal un de ces ronds points tant vilipendés avec votre gros et puissant quatre quatre.
Ah, Monsieur, c'est dommage pour vous mais je vois que vous êtes du genre à regarder passer le train de la consommation sans monter dedans.
Et, croyez que je le regrette, cher et anonyme interlocuteur aux arguments tellement affriolants qu'ils sont repris, en cette période automnale, par pléthore de vos concurrents qui font sonner mon téléphone au moins deux fois par semaine.

Oui, et que lui voulez vous à ce responsable, si tant est que la fonction crée l'organe de la responsabilité ?
Je vous informe que vous allez avoir la visite d'un conseiller de notre société.
C'est intéressant, et quelles sont les motivations qui amèneraient votre conseiller à vouloir m'éclairer de ses conseils avisés ?
Nous souhaitons vous informer des dispositions juridiques en terme de défiscalisation car vous savez qu'il existe 46 lois récentes pour vous permettre de payer moins d'impôts.
Malgré tout l'attrait que possède votre alléchante proposition, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas intéressé.
Mais, mOssieur, puisque je vous dis que c'est gratuit...Vous ne pouvez pas résister à cet attrait.
Et bien, soyez en navré, mais si, je résiste à cette attrait attrayant.
Mais enfin, Monsieur, vous savez qu'en achetant un appartement social que vous louerez ensuite à des pauvres, jouant ainsi le rôle d'investisseur que les communes ou l'Etat se refusent à faire, vous pourrez bénéficier de réductions fiscales d'un intérêt remarquable, vous permettant ainsi de vous acheter un superbe quatre quatre, vous ne rêvez pas de vous achetez un quatre quatre plutôt que de payer des impôts qui filent dans des ronds points inutiles !
Et bien, au risque de vous déplaire, il n'entre point dans mes rêves d'acquérir un de ces gros véhicules, certes utiles pour vous garer sur un trottoir devant la boulangerie, mais dont mes impôts servent à payer l'impact environnemental au même titre qu'ils servent d'ailleurs à payer, chichement, quelques médecins urgentistes qui vous soigneront avec dévouement le jour où vous vous serez ramassé en frontal un de ces ronds points tant vilipendés avec votre gros et puissant quatre quatre.
Ah, Monsieur, c'est dommage pour vous mais je vois que vous êtes du genre à regarder passer le train de la consommation sans monter dedans.
Et, croyez que je le regrette, cher et anonyme interlocuteur aux arguments tellement affriolants qu'ils sont repris, en cette période automnale, par pléthore de vos concurrents qui font sonner mon téléphone au moins deux fois par semaine.

Dans les ruchers, entre 300 et 400 000 abeilles meurent en France chaque année depuis 1995,
80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour se reproduire.
C'est ce qui s'appelle se prendre le train de la consommation dans la gueule à court terme.
80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour se reproduire.
C'est ce qui s'appelle se prendre le train de la consommation dans la gueule à court terme.
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